Le chef du gouvernement tunisien Youssef Chahed pourrait être le candidat du mouvement Ennahdha à la présidentielle, a dit le chef du parti islamiste Ennahdha (Renaissance, majoritaire au parlement et allié au pouvoir), Rached Ghannouchi.

Il a tenu ces propos devant les journalistes à Hammamet (ville balnéaire au nord-est de Tunis) en marge de l’inauguration des assises du Conseil des partis politiques africains. 

“Celui qui bénéficie de la confiance des Tunisiens serait notre candidat éventuel”, a expliqué M. Ghannouchi.

Dans ce sens, le parti Ennahdha a déclaré, dans un communiqué, être intéressé par l’élection présidentielle et appeler le Bureau exécutif à définir comment y participer : “que ce soit par le biais d’un candidat de l’intérieur ou de l’appui d’un candidat de l’extérieur (…) la proposition a été soumise au Conseil de la Choura (Parlement intérieur du parti)”.

D’après le communiqué d’Ennahdha, “les structures du mouvement se focalisent actuellement sur la gestion d’un dialogue interne autour d’une position finale quant au choix d’un candidat à la présidentielle”, ajoutant qu’entre-temps, “le parti exprime son respect pour tous les noms-candidats d’autant plus que la position est encore prématurée”.

Evoquant l’appel lancé, tout récemment par le président tunisien Béji Caïd Essebsi à l’union nationale, M. Ghannouchi a confirmé qu’Ennahdha appuie cet appel : “il ne peut y avoir de progrès ou de changement démocratique sans unité nationale”.

“Ladite unité nationale, a poursuivi M. Ghannouchi, a trouvé son reflet dans la politique de consensus qui a été un modèle pour plusieurs nations dans la région arabe et ailleurs”.

Le chef du parti Ennahdha a dit espérer voir la Tunisie se hisser au rang d’un “pôle unifiant toute la communauté arabe”.

AfriqueDiplo

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