A l’occasion de la Fête nationale de la femme tunisienne, célébrée le 13 août de chaque année, des organisations et de nombreux acteurs de la société civile ont exprimé leur fierté du statut de la femme tunisienne et se sont engagés à renforcer ses droits, notamment l’égalité des sexes et celle entre hommes et femmes dans l’héritage.

La ministre tunisienne de la Femme, de la Famille, de l’Enfance et des Personnes âgées, Naziha Laabidi, a rappelé dans une émission radiodiffusée que l’égalité des sexes “doit être réelle”.

D’après elle, les organes de son département “travaillent sur la modification des réglementations en la matière dans le but de renforcer l’autonomie des femmes”, au moment où certain nombre d’organisations et d’associations du pays réclament de meilleures conditions pour femmes.

A titre d’exemples, la section de l’Union nationale de la femme tunisienne (UNFT) à Nabeul, dans le nord-est du pays, soutient les ouvrières chargées de nettoyage des voies publiques qui demandent entre autres une révision de la grille de leur salaire et une couverture sociale.

Dans une lettre adressée au président de la République par intérim, Mohamed Ennaceur, la ministre a appelé à la réalisation du principe de l’égalité des sexes et à la concrétisation du projet de loi sur l’égalité femme-homme dans l’héritage.

Elle a mis l’accent sur la nécessité de respecter la Constitution du 27 janvier 2014 en “incarnant tous les droits et libertés reconnus, publics, individuels, civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, ainsi qu’en procédant à la mise en œuvre du projet de loi sur l’égalité en matière d’héritage entre hommes et femmes”.

A noter que le projet de loi sur l’égalité en matière d’héritage entre hommes et femmes, initiative politique du défunt président tunisien Beji Caïd Essebsi, a été soutenu par le gouvernement de Youssef Chahed qui l’a ratifié avant de le soumettre à l’Assemblée des représentants du peuple (Parlement).

Ledit projet de loi n’a pas fait d’unanimité, en attendant qu’il soit adopté lors d’une nouvelle session parlementaire, a dit Samah Damak, cheffe de la commission des affaires de la femme au Parlement, en marge de la célébration de la Journée de la femme.

Pour rappel, adopté à peine six mois après l’indépendance du pays le 20 mars 1956, le Code du statut personnel a permis aux femmes tunisiennes de faire de nombreux progrès qui sont devenus, selon des études et statistiques, une référence en matière de droits des femmes sur le plan régional et mondial.

Parmi les atouts en faveur de la femme tunisienne, dictés par ce code, la documentation obligatoire du mariage via des contrats officiels ainsi que la fixation d’un âge minimum du mariage, soit 17 ans pour les femmes à l’époque.

Ce code reconnaît encore le droit d’une femme de demander le divorce, tout comme l’homme et de charger l’institution judiciaire de l’examen de la question du divorce.

AfriqueDiplo

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