Le conseil militaire soudanais a déclaré vendredi que tous les assassins de manifestants seraient tenus responsables.

Ces remarques ont été faites par Omer Zainal-Abdin, président du comité politique du conseil militaire transitionnel établi après la destitution militaire du président soudanais Omar el-Béchir jeudi.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a réclamé jeudi que la transition au Soudan, après la chute d’Omar el-Béchir, respecte les “aspirations démocratiques” des Soudanais, alors que le Conseil de sécurité tiendra vendredi une réunion d’urgence sur ce pays.

Dans un communiqué qui s’abstient de condamner le coup d’Etat militaire ayant conduit à la destitution du président soudanais, Antonio Guterres “réitère son appel au calme et à la plus grande retenue de tous”.

Des diplomates ont indiqué que les Etats-Unis et cinq pays européens (France, Royaume-Uni, Allemagne, Belgique et Pologne) avaient demandé une réunion d’urgence à huis clos du Conseil de sécurité sur le Soudan. Celle-ci devrait se tenir vendredi en milieu de journée.

“Nous sommes très préoccupés par les derniers développements, notamment le couvre-feu, la fermeture des ports et aéroports”, a souligné devant des médias l’ambassadeur britannique adjoint à l’ONU, Jonathan Allen. “Nous avons besoin de voir une transition bien plus rapide” que les deux ans de transition militaire annoncés, a-t-il ajouté. “Le plus important est qu’il n’y ait plus de violence” à l’encontre des manifestants, a-t-il dit.

Désormais détenu par les militaires soudanais qui ont pris le pouvoir au Soudan, Omar el-Béchir est visé par deux mandats d’arrêt internationaux émis par la CPI en 2009 et 2010 pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre qui auraient été commis au Darfour entre 2003 et 2008 au moins.

M. Zainal-Abdin a également indiqué que le conseil était disposé à envisager de raccourcir la période de transition, qui a été fixée à deux ans, en fonction de la sécurité et de la situation politique. Il a ajouté que M. Béchir ne serait pas remis à la Cour pénale internationale (CPI) pour y être jugé.

Omar el-Béchir, qui dirigeait le Soudan d’une main de fer depuis 30 ans, a été renversé jeudi par un coup d’Etat de l’armée, dans le sillage d’un soulèvement populaire, et remplacé par un “conseil militaire de transition” pour deux ans.

AfriqueDiplo

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