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SENEGAL: – »Présidentielle »-: Les portraits des Candidats

Dans une série spéciale, AfriqueDiplo vous présente les portraits des cinq candidats à la présidentielle du 24 février 2019:

Macky Sall

Président sortant Macky Sall veut passer au premier tour face à quatre challengers. Il mise sur ses réalisations pour briguer un second mandat. Mais il fera face à une opposition déterminée. Il a su s’imposer en 2012 pour battre son mentor Abdoulaye Wade au second tour de la présidentielle. Le 25 mars 2012, il accède à la magistrature suprême.

A 51 ans, ingénieur géologue et géophysicien diplômé de l’Institut des sciences de la terre de Dakar, Macky Sall est un pur produit du système éducatif sénégalais.

Issu d’une famille modeste, le natif de Fatick est très tôt repéré par Abdoulaye Wade. En mai 2001 il est nommé ministre des mines, de l’Industrie et de l’Hydraulique. C’est le début d’une rapide ascension politique. Ministre d’État, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, porte-parole du gouvernement, Premier ministre puis président de l’Assemblée nationale. Il est accusé de blanchiment d’argent avant d’obtenir un non-lieu. Touché dans son orgueil, Macky Sall claque la porte de l’Assemblée. Avec une trentaine de cadres du PDS, il lance sa propre formation politique nommée Alliance Pour la République (APR). 

Homme de conviction, rigoureux dans le travail et persévérant selon ses proches Macky Sall arrive au pouvoir en déclarant sa ferme intention de servir la patrie avant le parti. Macky Sall traine également des défauts. Il est jugé impulsif, manquant de sérénité et surtout acceptant difficilement les critiques selon ses opposants. Il est aussi jugé comme un obsédé du pouvoir et limité dans le discours.

Idriss Seck

Idrissa Seck est aussi le challenger le plus dangereux pour le Président Macky Sall. Fort de son expérience, il brigue la présidence sénégalaise pour la 3e fois après ses échecs de 2007 et 2012.

Idrissa Seck a eu une riche carrière politique. Né en 1959, il est directeur de campagne du candidat Abdoulaye Wade a la Présidentielle de 1988 puis ministre du commerce dans le gouvernement d’union nationale en 95. Cinq ans après il est de nouveau directeur de campagne du candidat Abdoulaye Wade qui est élu pour un mandat de 7ans en 2000.

Idrissa Seck est alors au cœur du régime libéral. Ministre d’État, Directeur de Cabinet du Président puis Premier ministre en novembre 2002. Il se fait l’avocat de la bonne gouvernance. Les résultats sont au rendez-vous avec des taux de croissance record de 6,68% en 2003 et 5,87% en 2004.

Mais, ses relations avec le Président Wade se gâtent de manière spectaculaire. Il est accusé de vouloir succéder à son père virtuel. Certains parlent de coup d’État rampant. Le président Wade l’accuse même d’avoir fouillé son bulletin de santé. Malgré toutes ses dénégations, il est limogé le 21 avril 2004.

C’est la disgrâce, qui ne s’arrête pas là. Idrissa Seck est accusé d’avoir détourné des sommes folles dans l’affaire dit « des chantiers de Thiès« . Il est arrêté le 23 juillet 2005. La majorité parlementaire vote sa mise en accusation devant la haute cour de justice pour détournement de fonds, corruption, faux et usage de faux, atteinte à la défense nationale et à la sûreté de l’Etat. Après plus de 6 mois à la prison de Rebeuss, il bénéficie d’un non-lieu. Il est libéré. Selon lui, ce sont les moments les plus douloureux de sa carrière politique.

Rester en prison et en sortir avec un non-lieu ça lui a valu la sympathie de beaucoup de sénégalais qui ont perçu sa détention comme injuste et arbitraire. Alors, il essaie de rebondir et va se présenter à la Présidentielle de 2007 face à son mentor Abdoulaye Wade qui rempile pour un second mandat. Abdoulaye Wade passe au premier tour et Idrissa Seck termine 2e avec un peu plus de 14% des voix.

Ousmane Sonko

Ousmane Sonko est né le 15 juillet 1974 à Thiès, de parents fonctionnaires. Il grandit principalement en Casamance puis effectue ses études supérieures à l’université Gaston-Berger de Saint-Louis, où il obtient une maîtrise en droit public en 1999. La même année, il est major de sa promotion au concours d’entrée à l’École nationale d’administration (ENA) du Sénégal.

En 2001, Ousmane Sonko sort diplômé de l’ENA, section « Impôts et Domaines » et intègre l’administration publique sénégalaise. Son premier poste le conduit au Centre des services fiscaux de Pikine dans la banlieue dakaroise. Parallèlement, il continue ses études supérieures.

En 2003, il obtient un diplôme d’études approfondies (DEA) en finances publiques et fiscalité de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Il est aussi titulaire d’un Master 2 en Gestion et Finances Publiques de l’Institut Supérieur des Finances et également doctorant en droit public économique et fiscalité à l’Université Jean Moulin Lyon III. Il participe à la création du Syndicat Autonome des Agents des Impôts et Domaines dont il est le Premier secrétaire général d’avril 2005 à juin 2012, avant de devenir Secrétaire général honoraire de juin 2012 à août 2016.

Il est radié par le décret N°2016-1239 du président Macky Sall pour « manquement au droit de réserve« . Cet épisode, largement relayé par la presse sénégalaise, a permis de révéler Ousmane Sonko au grand public. Président du parti politique Pastef créé en janvier 2014, soit 2 ans avant sa radiation, il est élu député à l’Assemblée nationale du Sénégal aux élections législatives de 2017.

Le 16 septembre 2018, il déclare sa candidature à l’élection présidentielle de 2019. Le même jour, il publie un livre programme dénommé « Solutions« . Dans cet ouvrage, il livre un diagnostic des problèmes sociaux et économiques du Sénégal et décline ses propositions pour y remédier.

Madické Niang

Madické Niang est né le 25 septembre 1953 à Saint-Louis. C’est dans cette région qu’il suit sa scolarité au Lycée Charles de Gaulle jusqu’à l’obtention de son baccalauréat.

Il  passe par la faculté de droit à l’Université de Dakar avant d’aller poursuivre ses études de droit à Abidjan. À la fin de ses études, il s’inscrit au barreau de Dakar et compte parmi ses clients de grandes entreprises telles que la Compagnie sucrière sénégalaise.

Sous le premier mandat de Wade, il est ministre de l’Habitat de 2002 à 2003, ministre de l’Énergie et des Mines de 2003 à 2006 puis ministre des Mines et de l’Industrie entre 2006 et 2007. En 2007, Wade est réélu et Madické Niang monte en grade. De ministre, il passe à ministre d’État, garde des Sceaux, ministre de la Justice de 2007 à 2009 puis ministre d’État, ministre des Affaires étrangères d’octobre 2009 à avril 2012.

Craignant l’invalidation de la candidature de Karim Wade, Madické Niang prend son courage à deux mains et dépose sa candidature pour la présidentielle de février 2019 tout en continuant de revendiquer son appartenance au Parti Démocratique Sénégalais. Exclu du Parti démocratique sénégalais en octobre 2018, pour s’être porté candidat à l’Élection présidentielle de 2019 alors que le parti soutenait la candidature Karim Wade le fils de l’ancien Président Abdoulaye Wade, il forme la coalition « Madické 2019« .

El Hadj Sall

Agé de 63 ans, El Hadj Sall, candidat du PUR est un diplômé en Technologie de l’Université de Dakar. Celui qui a dirigé pendant quelques mois la section principale des télécommunications de la Société Nationale d’électricité, a aussi fait des études d’informatique aux Etats-Unis. Là-bas, il obtient un Master et un Doctorat avant de revenir au Sénégal pour travailler successivement dans l’administration, dans le système des Nations unies et dans le secteur privé.

En 1998, le coordonnateur national du PUR crée l’Université du Sahel à Dakar. El Hadj Sall enseigne l’informatique générale, l’architecture informatique et l’intelligence artificielle. Aujourd’hui consultant international dans le domaine du traitement informatique des élections, El Hadj Sall est l’auteur de plusieurs publications sur les systèmes informatiques et le rôle des technologies dans le renforcement de la démocratie. Tête de liste nationale du PUR lors des législatives de 2017, El Hadj Sall est élu député.

Il est investi candidat à la présidentielle le 8 décembre 2018 par le parti de l’unité et du rassemblement,

AfriqueDiplo

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