Le septennat du président Macky Sall divise les experts sur le plan économique. Si certains pensent qu’il a réalisé des prouesses en terme de reformes économiques, d’autres estiment qu’il peut mieux faire et doit trouver une solution idoine au chômage des jeunes.

Élu le 25 mars 2012, le président Macky Sall a soufflé ce 25 mars 2019 la septième et dernière bougie marquant la fin de son premier mandat à la tête du Sénégal. Un prétexte pour s’intéresser aux politiques économiques du chef de l’état durant son septennat.

Pour répondre à cela, le professeur Oumar Ba économiste et enseignant-chercheur à l’université Cheikh Anta Diop explique ce qu’il était prévu “l’ouverture sur le plan global économique et l’évolution sur la venue de certaines entreprises internationales, européennes et asiatiques”

Sur le plan général, la lutte contre le chômage et une certaine politique de réorientation en vue de créer beaucoup d’emplois“, ajoute-t-il. “Le président Macky Sall avait même parlé de 500.000 emplois qui devaient être créés ainsi que la modernisation des infrastructures.”

Pour l’économiste Boubacar Diop, le bilan économique du président Macky Sall durant ses sept ans au pouvoir est positif. Pour lui, “un redressement spectaculaire s’est produit dans notre économie“.

“Redressement de la croissance, redressement du pouvoir d’achat, redressement des grands équilibres budgétaires et macroéconomiques avec une création d’emplois soutenue alors qu’on venait d’une situation désastreuse en 2012. Donc les perspectives pour le mandat prochain : améliorer le niveau de croissance qui est déjà soutenu puisque depuis 2015, nous sommes entre 6,5 % et 7 % de croissance.”

Une production agricole record, des avancées dans les secteurs industriels sont notées. Cependant, l’épineux problème du chômage persiste au Sénégal selon le professeur et économiste Oumar Ba.

“Sur le plan de l’agriculture, nous avons vu qu’il y a beaucoup d’infrastructures agricoles qui ont été mises en place, mais ce n’est pas suffisant. Il faudrait que le président continue cette politique d’infrastructures agricoles, il faudrait amener les entreprises à s’installer. Et ça a été quand même une certaine faiblesse de sa politique. On a eu peu d’entreprises qui se sont installées durablement ou qui se sont créées durablement. Troisième secteur, la lutte contre le chômage. Résorber le chômage fut une de ses promesses principales.”

D’après l’ANSD (l’Agence nationale de la statistique et de la démographie ndlr), la courbe de la croissance économique est ascendante soutenue par le secteur agricole.

Ces chiffres sont confirmés par la BAD. L’institution dévoile à travers un rapport les taux de croissance durant ces dernières années : 6,5 % en 2015; 6,6 % en 2016; 7,2 % en 2017 et 7 % en 2018.

Les populations bénéficieront-elles de cette croissance ? C’est le défi économique posé aujourd’hui aux autorités.

AFP

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