RDC: Le retour de Katumbi le 3 août prochain

L’opposant congolais en exil Moïse Katumbi promet d’arriver à Lubumbashi le 3 août prochain. où il compte déposer sa candidature à l’élection présidentielle prévue le 23 décembre. Reste à savoir quel accueil lui réserve Kinshasa qui le poursuit pour plusieurs chefs d’accusation dont usurpation de nationalité.

L’ex-gouverneur du Katanga a joint une liste de sept passagers, dans ce courrier daté de Bruxelles, parmi lesquels Olivier Kamitatu, Francis Kalombo Tambwa et Henri Nkongolo Biata. Dans une interview avec des médias sud-africains, Katumbi a déclaré qu’il retournait chez lui en tant qu’ « homme libre » pour participer au processus électoral. Il devrait ainsi rompre avec un exil qui dure déjà près de deux ans. 

“Je suis à Johannesburg”, a-t-il déclaré, se disant prêt à passer par voie terrestre par la Zambie si sa demande était refusée.

M. Katumbi risque d’être arrêté s’il revient en RDC. Comme tous les candidats à l’élection présidentielle, M. Katumbi doit déposer son dossier avant la date-butoir du 8 août.

Ex-proche du président Kabila passé à l’opposition en 2015, il a été condamné à trois ans de prison dans une affaire de spoliation immobilière. Il est également poursuivi pour recrutement de mercenaires (procès renvoyé au 10 octobre par la cour suprême).

“Des farces judiciaires” a déclaré la semaine dernière son avocat parisien Eric Dupond-Moretti, qui a aussi balayé une troisième accusation (la nationalité italienne), concluant: “Rien n’interdit qu’il rentre en RDC“.

Mais, sera-t-il autorisé à atterrir comme le gouvernement l’a fait ce mercredi à l’endroit de Jean-Pierre Bemba ? Tout dépend désormais de Kinshasa. Or, l’ancien allié de Kabila est sous le coup de plusieurs chefs d’accusation dont « atteinte à la sûreté intérieure de l’État » et « usurpation de nationalité ».

Kinshasa semble formel à ce sujet. « Il se retrouvera entre les mains de la justice », selon l’expression de Léonard She Okitundu, ministre congolais des Affaires étrangères.

Joseph Kabila, dont le deuxième et dernier mandat s’est achevé depuis 2016, n’a toujours pas dévoilé sa position s’agissant de sa candidature ou non à la présidentielle de décembre prochain. Certains de ses fidèles estiment qu’au terme de la constitution modifiée, il peut briguer un autre mandat.

Avec d’autres ténors de l’opposition, M. Katumbi veut que le président Kabila respecte la Constitution en ne briguant pas un troisième mandat à la tête du plus grand pays d’Afrique subsaharienne, qui n’a jamais connu de transition démocratique.

Afrique Diplo

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