Déprimés, angoissés ou tout simplement en colère: alors que la RDC est en plein naufrage politique, ses habitants vivent un “stress collectif”, décidés de combattre seuls un pouvoir aux abois.

Connus pour leur bonne humeur contagieuse, leur accueil amical et la joie musicale, de nombreux Congolais ont perdu le sourire alors que le pays a sombré dans une profonde crise politique, liée à l’absence des élections en 2016 ( La feuille de route de la CENI indique que les élections seraient tenues dans 2 á 4 ans), la confusion autour du départ constitutionnel de Kabila, le 20 Decembre, et un dialogue clanique des cons, dépourvu de toute constitutionnalité, légitimité, désapprouvé par la communauté internationale et le peuple congolais. 

Leur “cocktail émotionnel” ? Un mélange de dépression, de panique, d’angoisse, de pessimisme et de colère. Les événements du 19 -20 Septembre 2016 ont renforcé la confusion dans les esprits des congolais. La crise politique congolaise a fait grimper le stress et diminuer la tolérance. Elle affecte les relations personnelles et la santé.

L’indignation face au temps perdu avec le régime sécuritocrate et kléptocrate de Kabila (15 ans au pouvoir), qui constitue pour la plupart des congolais, une pause de l’histoire du Congo, est la cause psychologique de la délinquance, la perte de bonne moeurs et l’ignorance de droits de l’homme.  Ceux qui ont perdu les membres de leurs familles, le 19 au 20 Decembre 2016, fragilisés, anéantis, impuissants de remonter la pente, accusent le régime de Kabila, comme responsable de la perte des vies, du carnage.

Le “stress collectif” est aussi alimenté par les rumeurs qui se propagent sur les réseaux sociaux ou dans la rue. Les journalistes ambulants, peu scrupules, prêchent l’évangile démoralisante que Kabila aurait engagé des milices en Kinshasa, des soldats soudanais, en vue d’une opération de grande envergure pour piétiner l’opposition et le peuple congolais.

Face à la détresse populaire, l’existence d’un gouvernement,  a une saveur ironique. Le président Congolais, Joseph Kabila, á l’allure d’un usurpateur, n’aménage aucun effort á rassurer la population de son départ, encore moins, d’une transition pacifique. La crise politique en RDC a un nom: Joseph Kabila. Et le remède parfait á cette situation morose, inquiétante serait sans doute un avenir ”sans Kabila”.

Par Guylain Gustave Moke

Analyste Politique

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