Les autorités ougandaises ont renvoyé mardi en République démocratique du Congo (RDC) 70 anciens membres de la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), dans le cadre d’un accord de rapatriement signé en 2013, a annoncé le ministère ougandais des Affaires étrangères.

L’Ouganda a remis plus de 70 anciens combattants du M23 au gouvernement de la RDC dans le cadre du programme de rapatriements volontaires“, a déclaré Moses Kasujja, porte-parole du ministère ougandais des Affaires étrangères. 

Le porte-parole a précisé que les ex-rebelles, accompagnés de 10 membres de leurs familles, ont quitté l’Ouganda mardi matin via l’aéroport d’Entebbe en présence de représentants de l’ONU.

Dernier mouvement des rébellions à dominante tutsi soutenues par le Rwanda et l’Ouganda dans l’est de la RDC, le M23 avait été défait en novembre 2013 par l’armée congolaise, appuyée par les Casques bleus de la mission de l’ONU en RDC (Monusco), après dix-huit mois de guérilla au Nord-Kivu.

En décembre 2013 à Nairobi, le M23 et Kinshasa avaient signé des engagements, notamment pour ouvrir la voie au rapatriement de la plupart des combattants de l’ex-rébellion, depuis l’Ouganda et le Rwanda où ils avaient trouvé refuge, en vue de leur réinsertion dans la vie civile.

Selon M. Kasujja, le transfert de mardi porte à 316 seulement le nombre total d’ex-M23 rapatriés depuis l’Ouganda dans le cadre de ce programme, sur un total d’environ 1.500.

Le rapatriement mardi de 70 ex-rebelles fait suite à une réunion d’avril 2018 lors de laquelle l’Ouganda, le Rwanda et la RDC se sont accordés sur une “campagne de sensibilisation” auprès des anciens du M23 afin d’intensifier leur retour, a précisé la même source.

Fin 2017, l’ONG Human Rights Watch avait accusé le régime de l’ancien président congolais Joseph Kabila d’avoir recruté des anciens combattants du M23 dans des pays voisins afin de réprimer dans le sang des manifestations en décembre 2016 en RDC.

Début 2017, les autorités congolaises avaient soutenu qu’environ 200 ex-rebelles du M23 avaient investi la localité d’Ishasha, dans la province du Nord-Kivu. Le gouvernement ougandais avait ensuite admis avoir perdu la trace de 40 ex-rebelles cantonnés dans une base militaire proche de la frontière congolaise.

AfriqueDiplo

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