Les agences de sécurité au Nigeria ont renforcé la surveillance à travers le pays afin de prévenir les troubles civils avant la publication officielle des résultats des élections, a annoncé un responsable de la police.

Dans une déclaration transmise à AfriqueDiplo à Lagos, l’Inspecteur général de la police du Nigeria, Mohammed Adamu, a mis en garde contre toute annonce non autorisée des résultats des élections, en particulier par les utilisateurs de médias sociaux, ajoutant que seule la Commission électorale nationale indépendante (CENI) était autorisée à le faire. 

Le chef de la police a déclaré qu’il avait demandé aux chefs de la police de zone et d’État d’assurer un dispositif de sécurité post-électoral adéquat dans leurs secteurs de responsabilité.

Il a tenu ces propos dans un contexte d’alerte déclenché par l’un des partis politiques, qui a appelé la CENI à déclarer son candidat à la présidentielle vainqueur de l’élection présidentielle de samedi.

Plus de 70 millions de Nigérians se sont rendus aux urnes samedi pour élire un président qui dirigera le pays le plus peuplé d’Afrique au cours des quatre prochaines années. Les électeurs ont également élu les législateurs fédéraux qui les représenteront à l’Assemblée nationale pour les quatre prochaines années.

Les candidats à l’élection présidentielle ont été au nombre de 73, mais l’affrontement réel a opposé le président sortant du Nigeria, Muhammadu Buhari du parti du Congrès des progressistes (APC, parti au pouvoir), et l’ancien vice-président Atiku Abubakar, candidat du principal parti d’opposition nigérian, le Parti démocratique populaire (PDP).

Le tri, le dépouillement et la compilation des résultats des élections présidentielles et de l’Assemblée nationale se poursuivent dans tout le pays. L’exercice a été généralement pacifique, mais il a toutefois été entaché par des cas isolés de violences, d’irrégularités et autres actes de fraude électorale dans certains États.

Dans l’État de Kaduna (nord du pays), la police a averti qu’elle traiterait sans la moindre faiblesse les personnes et les groupes qui envisageraient d’organiser toute forme de manifestation ou de défilé dans cet État.

L’interdiction de manifester dans l’État est toujours en vigueur et aucune tentative d’enfreindre l’ordre dans le but de déstabiliser la paix existante ne sera toléré, a déclaré à la presse Ahmad Abdur-Rahman, le chef de la police de l’État de Kaduna.

Huit campement à Kaduna ont été attaqués le 15 février par des hommes armés non identifiés, faisant plus de 130 morts.

AfriqueDiplo

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