Le Premier ministre libyen Fayez Sarraj dément avoir appelé à un cessez-le-feu entre les forces gouvernementales et l’Armée nationale libyenne (ANL) de Khalifa Haftar, alors que les deux parties continuent de se battre pour le contrôle de la capitale, Tripoli, a assuré mercredi un porte-parole du gouvernement reconnu par l’ONU.

M. Sarraj “supervise la lutte contre les milices de Haftar. Il n’y aura ni négociation ni dialogue tant que (…) les agresseurs ne seront pas vaincus”, a indiqué Mohanad Younes dans un communiqué. Aussi, le chef du Conseil présidentiel du gouvernement d’union nationale “dément fermement des informations selon lesquelles il a demandé ou souhaité un cessez-le-feu”.

“Face à cette agression, la position du Conseil est claire : renvoyer les agresseurs là d’où ils viennent”, a-t-il poursuivi.

L’ANL, puissante milice basée dans l’est du pays, a lancé début avril une offensive pour conquérir l’ouest de la Libye, en particulier Tripoli, où est basé le gouvernement dirigé par M. Sarraj.

Les affrontements ont fait à ce jour 272 morts, 1.282 blessés et plus de 30.000 déplacés, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

La Libye peine à mener une transition démocratique en raison du climat d’insécurité et de chaos qui règne dans ce pays d’Afrique du Nord depuis la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi.

AfriqueDiplo

Please follow and like us:
error