La capitale guinéenne Conakry a accueilli lundi une réunion regroupant quatre pays africains pour discuter de la mise en œuvre de l’Initiative de l’Afrique sur les énergies renouvelables (AREI), lancée en 2015 sous la coordination du président guinéen Alpha Condé pour relever les divers défis liés à l’énergie durable en Afrique.

Outre l’absence du ministre kenyan de l’Energie, on note la présence des ministres de l’Energie de la Guinée, du Tchad, de l’Egypte, de la Namibie, accompagnés de leurs délégations respectives en charge de la gestation dudit projet.

Cette réunion ministérielle est une rencontre préliminaire, prélude au lancement mardi du forum sur les énergies renouvelables qui sera présidé par le chef de l’Etat guinéen en présence de plusieurs délégations venues des pays africains et des partenaires au développement de l’Afrique.

Selon les termes de la réunion, l’AREI vise à rehausser le taux de consommation d’énergie renouvelable en Afrique, de 5% en 2013 à 22% à l’horizon 2030.

Pour ce faire, les pays africains doivent développer les quatre technologies d’énergies renouvelables essentielles modernes que sont la biomasse pour la cuisine, l’énergie hydroélectrique, l’éolien et l’énergie solaire.

Cette transformation nécessiterait en moyenne 70 milliards de dollars d’investissements annuels entre 2015 et 2030, dont environ 45 milliards seraient consacrés aux infrastructures de production et 25 milliards aux infrastructures de réseau (transport et distribution), selon le rapport sur l’avenir des énergies renouvelables.

A rappeler que l’objectif de l’AREI est de “contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable (ODD), de renforcer le bien-être humain et d’œuvrer au bon développement économique, tout en garantissant l’accès universel à des quantités suffisantes d’énergie propre, appropriée et abordable”.

De même, il s’agit d'”aider les pays africains à passer très rapidement à des systèmes exploitant les énergies renouvelables, qui reposent sur des stratégies de développement à faibles émissions de carbone, tout en améliorant la sécurité économique et énergétique”.

AfriqueDiplo

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