Le Comité général du parlement égyptien a approuvé une motion soumise par plus d’un cinquième des 596 membres du parlement dans le but de demander un amendement de la constitution.

Le Comité général, un panel de haut niveau de la Chambre des représentants, est présidé par le président du parlement Ali Adbel-Aal. Le Comité a déclaré dans un communiqué qu’il avait approuvé la motion après avoir examiné les projets d’amendements proposés dimanche par le bloc parlementaire pro-gouvernemental “Soutenons l’Egypte”. 

Les parlementaires qui ont requis ces amendements souhaitent notamment prolonger le mandat présidentiel de quatre à six ans, créer un poste de vice-président, et former un sénat, qui constituerait une seconde chambre parlementaire parallèle à la Chambre des représentants.

Ces amendements visent également à “redéfinir et approfondir le rôle des forces armées”, afin de pouvoir confier à l’armée la protection des installations publiques vitales, de la démocratie et de la société civile égyptiennes.

L’article 140 de la constitution égyptienne de 2014 limite l’exercice de la présidence à deux mandats consécutifs de quatre ans chacun.

L’article 226 indique quant à lui que “la modification d’un ou plusieurs articles de la constitution peut être demandée soit par le président de la République, soit par un cinquième des membres de la Chambre des représentants”.

Les amendements proposés par la Chambre permettraient à l’actuel président Abdel-Fattah al-Sissi de briguer un nouveau mandat présidentiel à la fin de son deuxième mandat, en 2022.

Les partisans de cette réforme estiment en effet que huit années ne suffiront pas au président pour régler les problèmes économiques et sécuritaires de l’Egypte.

Maintenant que ces amendements ont été approuvés par le Comité général, ils devront pour être adoptés être soumis au vote des 596 membres du parlement, puis à un référendum national.

AfriqueDiplo

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