La participation massive des citoyens européens aux élections européennes 2019 avec un taux de 50,50% a été bien accueillie par l’ensemble de la classe politique européenne.

Guy Verhosfstadt, président du Groupe Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe “Renaissance” USR PLUS, estime que ce taux de participation prouve que “l’Europe est de retour que l’Europe est populaire”.

“Cette participation des électeurs européens est un signal et un message clair d’une volonté de renforcer l’UE, face aux attentes des citoyens européens”, a-t-il ajouté.

Le commissaire européen à l’aide humanitaire et à la gestion des crises, Christos Stylianides

Pour Frans Timmermans, candidat à la présidence de la Commission européenne, leader du parti Socio-Démocrate aux Pays-Bas (PVDA), cette participation au scrutin montre que les citoyens européens ont compris que l’UE faisait partie de leur quotidien et de leur avenir.

M. Verhosfstadt dont le parti a obtenu 107 sièges, soit 40 sièges de plus qu’en 2014, interprète cette victoire comme celle de son groupe politique. “Nous constituons la 3ème force politique du PE. Nous allons utiliser cette force pour défendre une Europe plus ambitieuse”, a-t-il souligné.

La question climatique, de la biodiversité de la transition écologique qui préoccupent la plupart des citoyens européens, a propulsé le groupe des Verts / Alliance libre européenne lors de ces élections. Ils constituent dès lors, la 4ème force politique du PE avec 70 sièges, soit 20 de plus qu’en 2014.

Pour Ska Keller, co-président du groupe, il s’agit d’un vote de confiance qu’il va falloir transformer en faveur de la protection de l’environnement, l’Etat de droit, la démocratie.

“C’est un véritable levier pour adopter une politique européenne plus juste, plus durable et plus démocratique”, a renchéri Philippe Lamberts, co-président groupe des Verts / Alliance libre européenne, en ajoutant que “c’est la voie pour lutter contre les nationaux populistes”.

Rendre le PE, l’épicentre de la vie européenne pour déterminer l’avenir de l’Europe, telle est la préoccupation de Manfred Weber, président du groupe du Parti Populaire Européen (PPE). Bien que son groupe politique ait perdu 42 sièges comparé à 2014 (221 sièges), il reste le premier grand groupe politique du PE avec 179 sièges.

M. Weber a donné quelques orientations de la politique à venir du PE. “Il n’y aura pas de coopération avec les partis qui n’incarnent pas l’esprit européen ni l’avenir du projet européen. En tant que chef de file au PE, nous ne soutiendrons de candidat à la présidence de la Commission européenne que celui ou celle qui aura présenté son programme, son profil à l’électeur, avant le scrutin”.

La stabilité du futur PE incombe maintenant aux coalitions possibles des groupes politiques pour constituer une nouvelle majorité, qui ne sera plus celle du PPE et de S&D. M. Weber a lancé un appel aux partis pro-européens à créer un projet pour les 5 années à venir de l’UE.

Ce projet devrait combiner le mandat du PE et les lignes directrices du Conseil de l’UE. “Assez de crises, partons sur de nouveaux pieds, soyons plus optimistes, montrons à nos citoyens que l’Europe est plus forte, créons l’Europe des peuples, la commission des peuples, ce pourquoi nous avons lutter”, a-t-il conclu.

AfriqueDiplo

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