Les députés burundais ont élu jeudi les nouveaux membres de la Commission vérité et réconciliation (CVR) du Burundi, avec à sa tête Pierre Claver Ndayicariye qui était très récemment président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) du pays.

Cette nouvelle équipe de 13 commissaires remplacera l’ancienne équipe qui était dirigée par Jean Louis Nahimana.

Le président Pierre Nkurunziza du Burundi lors de la célébration de l’indépendance de son pays à Bujumbura, 1er juillet 2017.

Sur les 13 commissaires, sept sont de l’ethnie majoritaire Hutu dont le président Pierre Claver Ndayicariye, cinq sont de l’ethnie Tutsi et l’autre est de l’ethnie Twa, très minoritaire au Burundi.

En plus de ces équilibres ethniques, les députés burundais ont cherché à faire respecter les équilibres constitutionnels au niveau du genre.

Quatre de ces commissaires élus sont des femmes dont celle de la minorité des Twa.

Les premiers membres de la CVR ont été élus le 3 décembre 2014 et avaient pour principale mission d’enquêter et d’établir la vérité sur les violations graves des droits de l’homme et du droit international depuis le 1er juillet 1962, date de l’indépendance du pays, jusqu’au 4 décembre 2008, date de la fin de la belligérance entre l’armée burundaise et les mouvements rebelles d’alors.

La nouvelle équipe devra faire le même travail pour la période à partir de 1885 et enquêter sur la période coloniale, selon le parlement burundais qui a approuvé fin octobre dernier un projet de loi qui étend dans le passé la période à couvrir par cette nouvelle CVR.

Afrique Diplo

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