Lors d’une réunion du Conseil de sécurité sur la situation au Burundi, l’envoyé spécial du secrétaire général pour ce pays, Michel Kafando, a rappelé qu’un dialogue inclusif inter-burundais demeurait la seule option viable pour un règlement durable de la crise politique et la tenue d’élections en 2020 dans un environnement apaisé, selon un communiqué de l’ONU.

Sur le plan politique, M. Kafando a noté que le président burundais Pierre Nkurunziza avait réitéré le 22 décembre 2018 sa décision de ne pas solliciter un nouveau mandat en 2020 et que la demande de reconnaissance officielle du nouveau parti d’opposition, le Congrès national pour la liberté, avait été finalement agréée le 14 février par le gouvernement.

Le président Pierre Nkurunziza du Burundi lors de la célébration de l’indépendance de son pays à Bujumbura, 1er juillet 2017.

Il a également rappelé que les élections générales, dont le scrutin présidentiel, étaient prévues dans seize mois.

Quant à la situation humanitaire, elle s’est améliorée depuis 2017, sauf dans certaines parties du pays, en particulier dans les provinces frontalières de l’est et du nord-est, indique le communiqué.

“Environ un million et demi de personnes restent cependant menacées par l’insécurité alimentaire du fait des difficultés socio-économiques persistantes”, a déclaré Michel Kafando.

Au 31 décembre 2018, les Nations Unies estimaient à 140.000 le nombre de personnes déplacées et à plus de 347.000 le nombre de réfugiés burundais encore présents dans les pays voisins (en baisse par rapport aux 380.000 réfugiés en novembre dernier).

AfriqueDiplo

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