La situation au Burundi demeure fragile, en raison notamment de l’absence d’un dialogue politique inclusif, mais du fait aussi des difficultés humanitaires, économiques et financières, et des menaces sécuritaires, a expliqué mercredi devant le Conseil de sécurité l’envoyé spécial du secrétaire général pour ce pays, Michel Kafando.

Il existe un “déficit de confiance et de dialogue entre le pouvoir et les partis de l’opposition, lesquels s’avèrent pourtant indispensables à la résolution de la crise en cours”, a noté M. Kafando, venu présenter le dernier rapport du secrétaire général sur ce pays.

Le président Pierre Nkurunziza du Burundi lors de la célébration de l’indépendance de son pays à Bujumbura, 1er juillet 2017.

Il a noté que la situation sécuritaire au Burundi est restée relativement calme ces derniers mois, mais que la situation des droits de l’Homme reste préoccupante, selon un communiqué publié jeudi par l’ONU.

“Le gouvernement n’a toujours pas repris la coopération avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme. Les violations des droits de l’Homme et autres abus, tels que les arrestations arbitraires, les disparitions forcées, et autres actes d’intimidation, persistent, tout comme les discours de haine, notamment à l’endroit des acteurs de l’opposition. L’espace démocratique, sauf pour certains partis alliés au gouvernement, reste restreint”, a souligné l’envoyé spécial.

La situation humanitaire reste également préoccupante, a-t-il souligné. On estime à près de 1,7 million le nombre de personnes menacées par l’insécurité alimentaire.

Dans ce contexte, l’envoyé spécial estime qu'”après plus de trois années d’efforts inlassables, à travers le processus de dialogue inter-burundais, il est nécessaire que les Nations Unies, l’Union africaine, la sous-région et les partenaires du Burundi réévaluent les voies et moyens pour aider le Burundi à sortir de la crise politique actuelle”.

Afrique Diplo

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