Le procureur général de la République de Guinée-Bissau, Bacar Biai, a annoncé mardi qu’il a présenté sa démission au président de la République, José Mario Vaz, “au nom de la paix et de la stabilité”, a-t-il souligné devant la presse au sortir d’une audience mardi avec le chef de l’Etat.

La décision intervient à la suite de la résolution du 55ème Sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui a exigé son remplacement.

Bacar Biai est accusé d’avoir bouleversé le processus politique visant à surmonter la crise politique en Guinée-Bissau.

Le magistrat a ordonné la semaine dernière l’arrestation de Cipriano Cassama, président de l’Assemblée nationale, élu par la majorité parlementaire pour assurer l’intérim du chef de l’Etat, José Mario Vaz, dont le mandat a expiré le 23 juin.

Le procureur qui a jugé cette procédure illégale, avait décidé de poursuivre M. Cassama et le chef de la majorité à l’Assemblée nationale, Califa Seidi, pour “tentative de subversion de l’ordre démocratique constitutionnellement instauré”.

Le procureur général a également ordonné la mise aux arrêts du chef du groupe des députés du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), vainqueur des législatives du 10 mars dernier.

Réuni à Abuja, le sommet de la CEDEAO a décidé que le président Vaz resterait au pouvoir. Mais ce sera le Premier ministre Aristides Gomes qui va “gérer les affaires courantes” du pays jusqu’au 24 novembre prochain, date de l’élection présidentielle prochaine, qu’il est chargé de préparer.

AfriqueDiplo

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