Le représentant spécial du Secrétaire général des Nation Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mohamed Ibn Chambas, a encouragé les dirigeants politiques béninois à “avancer de manière consensuelle dans la mise en œuvre des réformes politiques en cours au Bénin, pour que le pays puisse organiser des élections législatives inclusives et apaisées, consolider et préserver ses acquis démocratiques”, annonce un communiqué publié lundi à Cotonou.

Ce communiqué a conclu la mission effectuée en mars dernier au Bénin par M. Ibn Chambas dans le cadre du soutien continu des Nations Unies aux pays de la sous-région dans leurs efforts pour la consolidation de la démocratie et du développement.

En effet, souligne la même source, au cours de cette visite, M. Ibn Chambas a rencontré les plus hautes autorités nationales, notamment le président de la République, Patrice Talon, le président de l’Assemblée Nationale, Me Adrien Houngbedji, le président de la Cour Constitutionnelle, Joseph Djogbenou, ainsi que les anciens chefs d’Etat du Bénin, Nicéphore Dieudonné Soglo (1991-1996), et Thomas Boni Yayi (2006-2016), les responsables des partis politiques de la mouvance présidentielle et de l’opposition.

“Des différentes consultations, le représentant spécial du Secrétaire général a noté avec beaucoup de satisfaction l’engagement de tous les acteurs politiques et de la société civile à trouver une solution à la situation liée à la mise en œuvre des nouvelles réformes du code électoral et de la charte des partis politique au Bénin”, indique le même communiqué.

Une crise socio-politique s’est installée depuis quelques semaines au Bénin. Elle est essentiellement liée à l’impossibilité des partis de l’opposition de se conformer aux dispositions de la nouvelle charte des partis et au rejet par la Commission électorale nationale autonome (CENA) des dossiers de candidatures de l’Union Sociale libérale (USL), du Parti pour le Renouveau démocratique (PRD), du Moele-Bénin et de l’ Union pour le Développement d’un Bénin Nouveau (UDBN) pour des irrégularités.

Ainsi, les autorisations accordées aux deux partis politiques de la mouvance présidentielle, le Bloc Républicain et l’Union Progressiste, qui ont pu remplir les formalités exigées par les dispositions de la nouvelle charte des partis et le Code électoral de prendre part à ce scrutin, sur la dizaine des formations politiques ayant un intérêt à prendre part à ces élections législatives d’avril, ont suscité des mouvements de protestations dans les villes et contrées du pays.

AfriqueDiplo

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