Dans la perspective des élections législatives de mars 2019 pour élire les 83 députés pour le compte de la huitième mandature de l’Assemblée nationale du Bénin, les forces politiques béninoises en présence, notamment la mouvance présidentielle et l’opposition, ont ouvert la pré-campagne placée notamment autour de la gouvernance du pouvoir du président béninoise Patrice Talon, en vue de solliciter le suffrage des électeurs béninois, a-t-on constaté à Cotonou.

En effet, à moins de cinq mois des élections législatives, les deux forces utilisent tous les canaux de communications, notamment les médias, les réseaux sociaux et mêmes des meeting sur le terrain, soit pour chanter les louanges du pouvoir de Patrice Talon en vantant les bien-fondés de ses réformes en cours dans tous les secteurs de la vie socio-économique du pays, ou pour tout peindre en noir. 

Pour les Forces politiques se réclamant de la mouvance présidentielle, une centaine de partis politiques se bousculant aux portillons des trois blocs du pouvoir en formation, notamment le bloc Progressiste, le bloc Républicain et enfin le bloc “Union pour le Développement d’un Bénin nouveau (UDBN)”.

“Le président Patrice Talon a hérité en 2016 d’un pays qui présentait déjà de lents progrès vers l’atteinte des résultats de développement durable (économique, social, environnemental et jouissance des libertés individuelles)”, a souligné le porte-parole des députés du bloc de la majorité parlementaire, Jean Michel Abimbola.

Dans ce contexte politique délicat, M. Talon a posé des actes courageux, notamment des réformes dans tous les secteurs de la vie économique et social pour le développement du Bénin, a-t-il fait observer.

“Ces actes ont permis de maintenir l’économie béninoise sur le chemin de la croissance à 4% en 2016 et à un peu plus de 5% en 2017, et des performances encourageantes enregistrées dans de nombreux secteurs”, a-t-il affirmé.

Mais pour les forces politiques de l’opposition, une trentaine de partis regroupés au sein d’un bloc unique, dénommé “Coalition pour la défense de la démocratie au Bénin” et dont la majorité des leaders sont actuellement en exil pour échapper à la justice béninoise contre la mauvaise gestion des affaires de l’Etat dans leur passé.

“Par les actions du pouvoir, les populations sont aujourd’hui traquées sur toute l’étendue du territoire national par des déguerpissements inhumains et sans contrepartie. Au lieu de lutter contre la pauvreté, le régime de la rupture a choisi de lutter contre les pauvres. La forte pression fiscale est réservée pour le peuple alors que les exonérations ou les allègements fiscaux sont accordés au clan du pouvoir en place”, a déclaré lundi dans un communiqué la député Rosine Soglo, présidente d’honneur de la Renaissance du Bénin (RB, opposition).

Afrique Diplo

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