En marge de la 108ème session de la Conférence Internationale du Travail (CIT), le Premier ministre burkinabè Christophe Joseph Marie Dabiré, a appelé la communauté internationale à soutenir le Programme d’urgence pour le Sahel entrant dans le cadre de la lutte contre le terrorisme dans cette région.

Selon un communiqué officiel de la Primature, M. Dabiré qui s’est entretenu avec le Directeur général de l’Office des Nations Unies à Genève (ONUG), Michael Moller, a sollicité l’implication de ce dernier pour la mobilisation des ressources en vue d’une mise en œuvre probante du Programme d’urgence pour le Sahel du Burkina Faso (PUS-BF), l’un des instruments de lutte contre le terrorisme dans le pays.

“Nous avons parlé du Programme d’urgence pour le Sahel du Burkina Faso et de la manière dont nous sommes en train de déployer ce programme. Nous avons exprimé les attentes du Burkina Faso vis-à-vis de la communauté internationale qui doit nous accompagner pour la mise en œuvre de ce programme parce qu’à défaut de faire le développement dans cette zone, nous laissons le terrain libre au développement du terrorisme”, a indiqué le chef du gouvernement.

Selon lui, cette démarche a porté des fruits dans la mesure où le Directeur général de l’ONUG a promis de continuer à faire le plaidoyer auprès de l’ensemble de la communauté internationale, des investisseurs et des privés pour que les ressources puissent être mobilisées pour accompagner le Burkina Faso dans la lutte contre le terrorisme, à travers la mise en place de projets qui peuvent contribuer au développement durable dans la région.

En rappel, l’espace sahélo-saharien est très affecté par le terrorisme qui prend de plus en plus d’ampleur ces derniers temps sur trois fronts très actifs : le groupe terroriste Boko Haram logé au Nigeria depuis 2009, les groupes terroristes proches d’Alkaidah au Maghreb islamique (Aqmi), d’Ançar Dine et d’autres mouvements rebelles basés, depuis près de cinq ans, dans le nord du Mali, des groupes armés et autres bandits de tout acabit qui contrôlent le sud de la Libye depuis le renversement en 2011 du régime de Kadhafi.

“C’est au quotidien que la population vit les conséquences néfaste du terrorisme. (…) Un peu trop souvent nos familles sont endeuillées par d’attaques aussi sournoises que meurtrières en raison de la nature asymétrique de cette guerre d’un genre nouveau”, a déploré le président de l’Assemblée nationale du Niger, Ousseini Tinni, en ouvrant les travaux de la conférence.

A cela s’ajoutent, “partout au Sahel, ces milliers de réfugiés et déplacés internes qui s’en viennent ici et là, perturber l’équilibre social déjà précaire de certaines de nos agglomérations”, a-t-il poursuivi.

Cette rencontre de Niamey qu’organisent conjointement le Parlement nigérien, l’Union interparlementaire (IUP), le Bureau des Nations Unies de lutte contre le terrorisme et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), sera mise à profit pendant trois jours (12-14 juin), par les parlementaires de ces pays les plus affectés par le terrorisme, pour réfléchir et définir ensemble les conditions d’efficacité de leur engagement, pour venir à bout de cette situation, a indiqué M. Tinni.

“Il est également fort pertinent de penser à mettre en place des mécanismes de mutualisation des expériences en matière à l’échelle des Parlements du monde entier, comme se propose de faire notre rencontre”, a-t-il précisé, ajoutant que “l’autre aspect assez important de la conférence est également le partage prévu d’idées, en amont de l’organisation du premier sommet parlementaire mondial sur le terrorisme”.

Le responsable au Bureau de la lutte contre le terrorisme des Nations Unies, Mauro Meidico a réitéré l’engagement de son institution à continuer son appui aux gouvernements et organisations régionaux qui font la demande à mettre une stratégie antiterroriste mondiale au niveau national et régional d’une manière coordonnée et cohérente.

AfriqueDiplo

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