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AFRIQUE: Clôture du 32e sommet de l’Union africaine

La 32e session ordinaire de l’Assemblée de l’Union africaine (UA) s’est achevée lundi soir au siège de l’UA à Addis-Abeba, capitale éthiopienne.

Pendant deux jours, les chefs d’Etat et de gouvernement africains se sont échangés sur divers sujets dont les déplacements forcés en Afrique et la Zone de libre-échange continentale (ZLEC).  

Ces problématiques, ainsi que les infrastructures et la jeunesse, seront les priorités de l’UA de cette année, a affirmé le nouveau président de l’organisation pan-africaine, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi.

Lors de la conférence de presse à l’issue du 32e sommet, M. al-Sissi s’est félicité d' »un grand nombre de signes d’optimisme pour l’intégration de l’Afrique, surtout dans les domaines du commerce et de l’économie, mais également en matière des déplacement des personnes, des infrastructures, de la paix et de la sécurité ».

Après l’Egypte, c’est le président sud-africain Cyril Ramaphosa qui sera à la tête de l’UA en 2020.

En tant qu’organe suprême de l’UA, l’Assemblée ouvre deux sessions ordinaires par an.

Entre autres, le commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union africaine (UA), Smail Chergui, a appelé lundi les puissance étrangères à cesser toute ingérence en Libye, pays déchiré par la guerre.

Les Libyens ont assez souffert à cause de la guerre civile et de l’ingérence des puissances étrangères dans les affaires internes de leur pays, a insisté M. Chergui lors d’une conférence de presse organisée en marge de la 32ème session ordinaire de l’Assemblée de l’UA dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba.

« Toutes les ingérences étrangères inutiles devraient cesser immédiatement », a souligné M. Chergui. Il n’a toutefois pas mentionné les noms des pays qu’il accuse de s’ingérer dans les affaires internes de la Libye.

Par contre, le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a lancé lundi, en marge du 32e sommet de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba, l’Initiative de l’UA sur l’élimination des mutilations génitales féminines.

« Par la présente déclaration, je lance officiellement l’Initiative de l’Union africaine sur l’élimination des mutilations génitales féminines », a déclaré M. Kaboré dans son discours prononcé lors d’un petit-déjeuner de travail sur la lutte contre cette pratique.

Il a indiqué que la mise en œuvre de l’initiative commencerait immédiatement, avec l’appui du Programme conjoint onusien UNFPA-UNICEF sur l’élimination des mutilations génitales féminines (MGF) et celui d’autres partenaires.

« En ma qualité de champion de l’Union africaine pour l’élimination de cette pratique, je m’engage à travailler en synergie avec mes collègues en vue de l’abandon total de cette pratique néfaste sur notre continent », a-t-il dit.

M. Kaboré a salué l’action de la Commission de l’UA, en particulier les efforts remarquables déployés par le département des Affaires sociales, pour assurer le leadership continental et favoriser le développement des partenariats dans le cadre de cette lutte contre les MGF.

« Les mutilations génitales féminines sont des violences faites aux femmes et aux filles, et une atteinte aux droits humains », a-t-il dénoncé, ajoutant que « cette violence détruit physiquement, mentalement, psychologiquement et économiquement les femmes et les filles de notre continent ».

« La pratique est séculaire, elle est donc bien connue. Ses conséquences sont désastreuses, non seulement pour les femmes et les filles, mais pour toute la société », a-t-il martelé.

Au moins 200 millions de femmes et de jeunes filles ont déjà été victimes de mutilations génitales. « Si rien n’est fait pour accélérer son éradication, ce sont, d’ici 2030, plus de 50 millions de femmes et de jeunes filles de plus qui viendront rallonger la liste déjà trop longue des victimes », a poursuivi le président burkinabè.

AfriqueDiplo

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