You are here
Home > AFRIQUE > AFRIQUE: L’Afrique et ses Banques

AFRIQUE: L’Afrique et ses Banques

Face aux nombreux défis de développement, de croissance économique et d’industrialisation de l’Afrique, quelle est la place et l’avenir des banques nationales de développement (BND) ? Quelles implications les finances africaines ont-elles dans la transformation économique de l’Afrique ?

Telles étaient les questions centrales débattues mardi à Bruxelles à la Fondation européenne d’études progressistes, en présence d’imminents panélistes : Stephany Griffith-Jones, directrice du programme sur les marchés financiers de l’Initiative pour un dialogue stratégique à l’Université de Columbia, José Antonio Ocampo, co-président de cette initiative et membre du conseil d’administration de la Banque de la République de Colombie et Victor Murinde, professeur titulaire de la chaire en finance internationale AXA de l’Ecole des études orientales et africaines (SOAS) de l’Université de Londres. 

Les BND, premiers soutiens au développement des petites et moyennes entreprises et à l’économie locale, offrent des perspectives dans l’innovation, le changement structurel, le financement d’infrastructures durables, l’inclusion financière et les règles réglementaires. Elles proposent aussi des perspectives axées sur la recherche et les politiques, c’est une manière pour les banques de contribuer à la transformation économique.

Elles ont de ce point de vue un avenir très prometteur, révèlent les études présentées par Stephany Griffith-Jones et tirées de l’ouvrage « The future of the NDB » (L’avenir des BND, non traduit).

Les nombreux exemples de réussite des BND ont permis à un certains nombre de pays de développer le secteur énergétique y compris l’énergie renouvelable (Allemagne, Chine) et de déployer de nouvelles activités dans l’entrepreneuriat (Chili, Colombie) et l’innovation réelle (Chine, Allemagne et Brésil), y compris l’inclusion financière (Chili et Colombie).

Selon Victor Murinde, l’avenir prometteur des BND en Afrique est dû au changement de système de financement.

Cependant, les besoins accrus d’investissements en matière d’infrastructures ainsi que le modèle économique plus dynamique et plus vert supposent une transformation de l’Afrique à long terme, pour passer du statut de pays à faible revenu à celui de pays à revenu moyen.

Ces BND elles-mêmes doivent opérer des changements en matière de gouvernance et de responsabilités et devraient adopter les nouvelles technologies pour pouvoir atteindre les petites et moyennes entreprises, a ajouté le professeur dans son exposé.

Les implications de la finance africaine sont significatives dans l’économie de ces pays.

Le financement de la croissance, par exemple, repose sur les banques commerciales qui fournissent environ 60% du financement des entreprises et 50% du financement des ménages.

D’après M. Murinde, les implications de la finance africaine doivent mettre l’accent sur la transformation économique et le développement économique durable, d’où l’importance d’un financement structuré à long terme des BND.

Afrique Diplo

Please follow and like us:
Top
WP Facebook Auto Publish Powered By : XYZScripts.com